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Le ratio de conversion d'alimentation (RCA) est calculé à partir du nombre de kilos de nourriture qui sont utilisés pour produire un kilo de poisson entier.
Deux termes additionnels sont utilisés par l'éleveur : le RCA biologique et le RCA économique. Le RCA biologique est la quantité nette d'alimentation utilisée pour produire un kilo de poisson tandis que le RCA économique prend en compte toute la nourriture utilisée (cela signifie que les effets de perte d'alimentation et les mortalités, par exemple, sont prises en compte).
Les élevages présentant un RCA bas ont, normalement, mis en place de bonnes pratiques de management, sans suralimentation et, s'il y en a, un taux très bas de mortalité.
La suralimentation ou la sous-alimentation augmenteront le RCA. En conséquence, beaucoup d'élevages se sont équipés de systèmes de contrôle et de monitoring, par exemple des caméras de télévision sous-marines ou, encore, des dispositifs pour contrôler la provision et la livraison de nourriture.
Le principe de base, dans l'alimentation, est que le poisson devrait être nourri juste à satiété exactement. S'ils sont alimentés à satiété exacte, les poissons ne sont pas stressés et fournissent de l'alimentation de haute qualité pour la consommation humaine. Cela implique que le fermier ait les compétences nécessaires pour juger précisément la quantité exacte de nourriture à donner à ses poissons. Avec l'évolution de l'aquaculture, beaucoup de dispositifs ont été développés pour aider le producteur à juger le taux exact de nourriture à fournir. Des logiciels informatiques spécialement consacrés au management et à la surveillance des stocks fournissent des directives précises concernant les meilleurs régimes d'alimentation.
Dans un élevage efficace de truites ou de saumon, le RCA sera proche de 1. C'est un taux extrêmement bas lorsqu'on le compare avec celui des animaux terrestres. Trois raisons en sont la cause : la biologie du poisson, la manière dont vit le poisson et la haute concentration d'élément nutritif de la nourriture pour poissons.
Les poissons présentent peu d'exigences en maintenance du corps. Ils sont des animaux de type poecilotherme (à sang froid) : la température du corps est égale à celle de leur environnement. Donc, ils n'utilisent pas la nourriture pour maintenir la température de leurs corps comme le font les animaux à sang-chaud (par exemple la volaille, les cochons ou les vaches).
Pour un poisson, flotter dans l'eau brûle peu d'énergie. Contrairement aux autres espèces terrestres qui doivent se tenir et marcher sur leurs jambes.
Les poissons salmonidés sont des convertisseurs efficaces de nourriture en énergie et en muscles pour la croissance. Leur nourriture est, également, plus concentrée que celle pour les cochons ou le bétail (ces derniers ont besoin d'ingrédients de complément, comme les fibres, dans leur alimentation). Les salmonidés utilisent les huiles et les graisses comme source première d'énergie ; Ce qui est, de ce fait, plus concentré que les les hydrates de carbone nécessaires par les animaux vivant sur le sol terrestre.
Finalement, les animaux terrestres ont une plus grande capacité alimentaire que les poissons et, par conséquent, ils peuvent grandir normalement avec une alimentation moins concentrée. Cette caractéristique représente une adaptation environnementale puisque les salmonidés sont carnivores (ils mangent de la viande) alors que la plupart des animaux élevés sur le terre sont, essentiellement, herbivores (mangeurs de plantes).
Les recherches menées par les principales compagnies alimentaires indiquent que le RCA peut être aussi bas que 0,8 pour certaines espèces. On peut donc espérer que, dans le futur, l'élevage de poissons deviendra encore plus productif sans compromettre son environnement ou les standards de bien-être.
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